dimanche 19 juin 2011

NON à l'Anti-Eco-Stadium

Demain Conseil Municipal.
Ce n'est pas un grand cru : vote du budget administratif pour lequel la messe a déjà été dite, il y aura quelques passes d'armes sur des sujets variés : la "coulée verte" (dont je reparlerai), le centre de tri que j'ai cité hier, une multitude de "petites" délibérations visant à faciliter la vie à Escota, à faire des parkings et une véritable autoroute d'accès pour le stade etc... rendez-vous mercredi pour les commentaires, mardi il nous faut recevoir notre Nicolas (Hulot)...

Vendredi se clôturait l'enquête publique sur le permis de construire du grand stade. Les militants niçois d'Europe Ecologie-Les Verts ont bien travaillé et déposé plusieurs dires axés sur les différents problèmes posés par ce projet mégalomaniaque : eau, accès et transports, aspects financiers.

En tant qu'élue municipale j'ai déposé un texte surtout axé sur les menaces pesant sur la ressource "eau" et les incohérences majeures du traitement des stationnements. Ces deux points mériteraient une révision du dossier. Et le commissaire enquêteur semblait plutôt d'accord ...verbalement.

Je reviendrai dans un autre post sur le contrat de financement du projet ... qui va nous endetter pour 30 ans à des conditions inacceptables. Mais l'enquête ne portait "que" sur lepermis de construire.


Dire déposé à l'enquête publique

ENQUETE PUBLIQUE SUR LE PERMIS DE CONSTRUIRE DU NICE ECO STADIUM

L’enquête publique concerne le dépôt d’un permis de construire pour un stade, dit Nice Stadium.
Il s’agit d’un stade de 35 000 places, dédié principalement au football, mais dont les fonctionnalités permettent l’accueil d’évènements sportifs ou culturels pouvant accueillir jusqu’à 40 000 personnes.

Le projet initial a été très sévèrement commenté par l’« autorité environnementale » (service de la DREAL, Préfecture de région) qui après étude notamment de l’étude d’impact, pointe plusieurs problèmes concernant les menaces pesant sur la ressource « eau », les problèmes prévisibles concernant les flux de transports, et relève un non respect du PLU sur le point des surfaces réservées au stationnement. Ce rapport se satisfait néanmoins du projet concernant le bâti et affirme que le projet ne détruit pas de terres agricoles.

Les services de la Ville de Nice ont répondu aux objections concernant le stationnement, sans que cette réponse ait été validée par l’autorité.

Nous noterons en préalable que le site se situe à 1 km du lit mineur du Var, et que dans un rayon de 5 km se trouvent les zones de captage d’eau potable (Pugets et Sagnes) alimentant la Ville de Nice, ainsi que plusieurs forages privés.

Le site est concerné par le périmètre du SAGE et à ce titre doit se soumettre à 3 types de préconisations : sur la préservation de la ressource eau, sur la réduction des apports polluants et sur la prévention de la pollution. Il est enfin proche des zones de protection de l’avifaune (ZPS du lit du Var et Zone Natura 2000 de l’embouchure).


Mise en péril de la ressource eau

C’est le point le plus sensible de ce projet et il ne semble pas prendre en compte la loi sur l’eau issue du Grenelle.

Mise en péril de la nappe par le bâti et le pompage:
Le niveau supérieur de la nappe, en période d’étiage, est situé entre -7m et -7m50.
L’avant projet a été amélioré et les deux niveaux de parking remplacés par un seul. Les fondations ne sont plus des micro-pieux mais une vaste dalle située entre -3 et -5m.

Mais les siphons du système de climatisation non seulement plongent dans la nappe mais ils y prélèvent de l’eau.

De surcroit une station de pompage sera mise en place et débitera 181m3/heure instantanés, car la collecte des eaux de pluie est de toute évidence insuffisante.
Rien n’est dit dans le projet sur les conséquences d’un tassement progressif des alluvions compressés par l’énorme masse de béton des gradins et de la dalle. L’exemple des bâtiments de CADAM peut rendre prudent. Une modélisation s’imposerait. En tous cas il est difficile de croire que le coulage de la dalle et la mise en place des thermosiphons n’impactera pas – négativement – la qualité d’eau de la nappe.

Par les rejets d’eaux pluviales et eaux usées
Les polluants contenus dans les rejets ayant lessivé des hectares de parking et voies routières seront chargés de polluants dont le plomb en particulier, et même si leur concentration à un moment donné est dans les limites légales, on peut craindre un lent empoisonnement de la nappe par effet cumulatif.

Le stationnement
L’Eco Nice Stadium, en réponse aux remarques de l’Autorité environnementale annonce une capacité supplémentaire de 2 750 places de parking dans le cadre du projet adjacent PIA pour le 30 juin 2013. Ces parkings s’ajouteraient à la multitude de petites aires distribuées de l’Arénas à St Isidore.
Aucun plan ni descriptif n’est produit à l’appui de ces affirmations et la réponse n’a pas été validée.

Problèmes de dessertes
Du stationnement
La multitude et la dispersion des sites de stationnement a induit une modélisation de parcours de navettes présenté lors de l’enquête.
L’encombrement prévisible des voies de dessertes sera tel qu’il semble utopique de prévoir une desserte satisfaisante avec ces moyens.

Par les TCSP
Les TCSP sont soit le futur bus grande capacité (donc pollution automobile supplémentaire) soit le futur tramway (non programmé actuellement), auquel s’ajoutera un petit complément via le chemin de fer de Provence s’il était lourdement réhabilité, ses cadences augmentées et la gare totalement reconçue, toutes opérations non budgétisées dans le projet.


Mission de service public et viabilité économique
Enfin on peut exprimer des doutes sérieux quant à la mission de service public et à l’objectif d’intérêt général poursuivis dans ce projet. Le stade va essentiellement profiter à un club de football privé – certes inscrit dans l’histoire récente de la ville – donc à ses actionnaires, et à des opérateurs privés dans le cadre d’une spéculation foncière dédiée à des opérations commerciales. Le montage financier (partenariat public privé) endettera lourdement la ville pendant 30 ans et triplera le prix de la construction. Le « musée national » inclus dans le projet est la caution intérêt général qui reste à démontrer tant les éléments d’information sont minces sur la question hormis son coût exorbitant (loyer de 250 000€ par an et tout l’équipement en sus).

Nous demandons donc à Monsieur le Commissaire enquêteur de surseoir à l’approbation de ce projet tant que les points suivants ne seront pas éclaircis :
- Preuves de la stabilité de la structure par rapport au risque de lixiviation des sédiments sous le poids du bâti

- Etude des risques d’assèchement et/ou d’abaissement du niveau de la nappe phréatique en période d’étiage provoqués par une sollicitation importante du forage et la non alimentation de la nappe sur tout la surface de la zone construite donc imperméabilisée.

- Présentation modélisée des systèmes de surveillance de la nappe et des polluants déversés dans le Var en continu par l’exutoire de la construction.

- Assurances tangibles de la desserte par un transport en commun en site propre performant

- Modélisation effectives de la gestion des flux de circulation lors d’un évènement accueillant 40 000 personnes avec une modélisation particulièrement fine au niveau du péage de St Isidore

- Assurance de réalisation effective des surfaces de stationnement annoncées dans la note de réponse de Nice Eco Stadium du 19 Avril 2011


Fait à Nice, le 17 Juin 2011

Mari-Luz HERNANDEZ-NICAISE
Conseillère Municipale de Nice
EUROPE ECOLOGIE-LES VERTS

samedi 18 juin 2011

Un centre de tri haute Performance à Nice ? Quelle blague!

Ce blog a été délaissé trop longtemps ... cumuler une participation active à la vie turbulente d'un parti en création et les charges d'une élue d'opposition face à un maire aussi hyperactif que son modèle .... ça occupe.

Je reprends donc en vous faisant partager les textes déposés lors des enquêtes publiques en cours.

Ici le texte que j'ai déposé à propos d'un centre de tri haute performance situé à côté du PAL . Le projet est hautement criticable et on peut le voir pas si performant. On peut de surcroît se demander comment a été obtenu le droit d'exploiter... en toute opacité.

P.S. : petit glossaire des acronymes :
PEDMA : Plan d'élimination des déchets ménagers et assimilés
S.E.A. : Sud Est Assainissement
D.D.A.E. : demande d'autorisation d'exploitation
SAGE : schéma d'aménagment et de gestion de l'eau

Texte du "dire" déposé à l'enquête publique :


Nice, le 17 juin 2011


ENQUETE PUBLIQUE SUR LE PROJET DE CTHP DE ST ISIDORE, LIEU DIT COLLET DE GRISELLA DEPOSE PAR SUD EST ASSAINISSEMENT (SNA)


Ce site est prévu dans le Plan départemental de traitement des déchets (PEDMA).
Etant donné sa proximité avec des sites sensibles : lit mineur du Var, futur Stade, autoroute, il est essentiel que le projet soit conforme en tous points à toutes les réglementations et directives et qu’il respecte tout ce qui touche à l’environnement et en particulier à la ressource eau.
A la lecture du document, des irrégularités sérieuses et des dysfonctionnements prévisibles nous ont paru sérieusement entacher cette demande.

1 – IRREGULARITES ADMINISTRATIVES CONCERNANT LA LETTRE DE DEMANDE :

- La lettre de demande d’autorisation doit être accompagnée d’un justificatif du dépôt du permis de construire au plus tard dans les 10 jours suivant son dépôt (code environnement L512-15). Or dans le cas présent le PC a été déposé en premier le 30-07-2010 et la demande 5 mois après le 3-01-2011.

- La lettre de demande se réfère à un article (2920 2b, qui a été modifié en septembre 2010 et dont le contenu actuel ne concerne pas ce projet). Quel est donc le référentiel visé par cette lettre ? Dans la mesure où le permis est antérieur à la réforme on voit bien que cette irrégularité est plus que formelle

- La demande devrait donner l’avis du Service départemental de l’Architecture et du Patrimoine (le futur centre est peu éloigné et peut être visible de sites inscrits). Or le demandeur se contente de signaler que la demande est en cours, ce qui nous empêche d’être informés sur ce point.

2 – PROBLEMES POSES PAR LE BATI

Les études géotechniques menées par la société Sol Essais révèlent un sol peu stable qui exigerait
- un renforcement préalable du sol lui même
- une construction aux fondations renforcées avec notamment prise en compte d’un tassement possible

Rien n’est proposé dans la DDAE ; et à l’opposé des excavations importantes sont annoncées SANS MISE EN PLACE DE MESURE DE PROTECTION DES AFFOUILLEMENTS EN CAS DE PRECIPITATION ; d’où augmentation du risque d’instabilité. De surcroit rien n’est proposé non plus quant au traitement des graves ainsi extraites.
Enfin l’absence de précisions sur l’importance des surfaces du bâti et des toitures ne permet pas d’évaluer quel est le volume optimal des bassins de rétention nécessaires.


3 – TRAITEMENT DES DECHETS ET REGLEMENTATIONS

* Origine des déchets :
Le dossier de S.E.A. (partie 3.3) prévoit de traiter des déchets en provenance des Alpes Maritimes ET de la principauté de Monaco. Or le PEDMA est très clair sur ce point : : les transferts entre la Principauté de Monaco et les Alpes maritimes sont pour l’instant réglementairement impossibles, faute d’agréments ad hoc.

Par ailleurs les localisations des autres pourvoyeurs du centre ne sont pas précisées, pas plus que la nature des déchets alors que c’est une obligation légale.

* Stockage des déchets
La description PRECISE du mode de stockage des différents types de déchets doit figurer dans ce document, ce qui n’est pas le cas (p 61).

* Valorisation des déchets :
Il s’agit d’un centre de haute performance, ce qui implique un taux de valorisation important. Ce taux est annoncé à 50%. Or le tableau fourni par le demandeur lui-même
Indique des taux de valorisation très faibles pour tous les déchets mentionnés. Par exemple les métaux ferreux ne sont valorisés qu’à un maximum de 8.5% alors qu’ils sont valorisables quasiment à 100%.
La DDAE ne fournit donc pas les renseignements permettant de considérer ce centre de tri comme étant de Haute Performance.


4 – IMPACT ENVIRONNEMENTAL

Ressource Eau

Le site se situe à 1,5 km du lit mineur du Var, et dans un rayon de 5 km se trouvent les zones de captage d’eau potable (Pugets et Sagnes) alimentant la Ville de Nice, ainsi que plusieurs forages privés.

Le site est concerné par le périmètre du SAGE et à ce titre doit se soumettre à 3 types de préconisations : sur la préservation de la ressource eau, sur la réduction des apports polluants et sur la prévention de la pollution.

Or le demandeur est incapable d’évaluer correctement sa consommation d’eau et l’importance réelle du volume de ses rejets. Rappelons que c’est une installation appelée à travailler « à feu continu » et que l’on peut penser que les consommations et rejets seront importants.

Polluants déversés dans l’exutoire :

Rien de précis n’est proposé dans le DDAE et pourtant dans la délibération du Conseil Municipal du 20 juin 2011, les services de la mairie de Nice font état de niveaux de polluants dans les rejets d’eaux pluviales INCOMPATIBLES AVEC LA LEGISLATION (VOIR PIECE JOINTE)
Impact sur la circulation

Le site disposera d’une flotte de 77 véhicules PL dont le dossier ne précise pas à quelles normes (Euro5 par ex) ils seront soumis. Et le personnel est censé utiliser des véhicules privés, soit 41 VL par jour.

Ce surcroit de circulation avec des véhicules encombrants et au contenu, potentielle source de nuisances, s’ajoutera à l’encombrement autoroutier chronique, auquel s’ajouteront dès cette année les contraintes dues à la construction du stade, et celles futures occasionnées par des évènements prévus dans ce stade et par le fonctionnement de la zone commerciale.

CONCLUSION : MESURES INDISPENSABLES L’étude de la demande met en lumière une série d’anomalies et surtout met en évidence une insuffisance grave de documentation et de proposition. Nous demandons donc à Monsieur le Commissaire Enquêteur de préconiser : La suspension du dossier en l’état présent La présentation d’un nouveau dossier comportant : * la mise en conformité du dossier sur le plan administratif (avis circonstancié de l’Architecte des Bâtiments, mise en adéquation des références de la demande et du permis) * la description des mesures prises pour assurer la stabilité du bâti * Une évaluation précise des surfaces imperméabilisées susceptibles de recueillir les eaux de pluie * Un engagement ferme sur le respect de la législation quant aux polluants rejetés dans les eaux pluviales et usées * Un engagement ferme sur l’utilisation d’une flotte de PL répondant aux normes les plus strictes en vigueur sur la production de GES * Une étude d’un plan de circulation permettant au centre de fonctionner les jours d’affluence exceptionnelle sur le site du grand stade.

Mari-Luz HERNANDEZ -NICAISE,
Conseillère Municipale - Europe Ecologie – les Verts

P.J. : Extrait du projet de la délibération 1.6 du Conseil municipal du 20 juin 2011

lundi 28 février 2011

NON à l'apéro raciste à Nice

Je reçois à la mairie, sur ma boite e-mail, bien malgré moi, des courriers peu ragoûtants de Nissa rebela. Comment se sont-ils procuré les adresses des élus ? .....

Quoiqu'il en soit ce matin, un courrier dénonçait avec la haine habituelle les prières dans la rue de Suisse, parlait des "souffrances" des riverains (sous entendu non musulmans et bons niçois) et invitait à un "apéro vin rosé-porchetta" rue de Suisse, le 4 mars à 19h .. Le texte disait qu'une autorisation en bonne et due forme avait été déposée en Préfecture. Le tout accompagné d'un fac similé d'affiche résumant en images brutales ce concentré de xénophobie, de racisme et donnant une image infamante de Nice.

A un tout autre moment c'était suffisant pour réagir. Mais attiser ces sentiments anti-musulmans alors que des millions de citoyens de Tunisie, d'Egypte, d'Algérie, de Lybie etc.. sont en train de lutter pour leur liberté, c'est grave, c'est même déshonorant.

J'ai donc réagi en tant qu'élue d'opposition à la mairie de Nice, par une courte lettre ouverte au Préfet et au maire, que je recopie .... au moins vous la lirez sur ce blog ;-)



Monsieur le Préfet des Alpes Maritimes,

Monsieur le Député-Maire christian Estrosi,


Un mouvement local identitaire , a déposé auprès de la Préfecture une demande d’autorisation, afin d’organiser en plein air, le vendredi 4 mars, “ un grand apéro porchetta et vin rosé, à 19 heures, rue de Suisse”.

Cette manifestation de rue n’est en fait qu’une provocation envers les riverains musulmans qui se rassemblent le vendredi soir pour célébrer leur culte, et parfois bien malgré eux, dans la rue. Les promesses qui leur ont été faites n’ont jamais été tenues et ils ne disposent pas de locaux suffisants pour les accueillir à Nice, 5ème ville de France.

Ce « grand apéro » s’apparente à mes yeux à une incitation à la haine raciale et joue sur les inquiétudes d’un quartier délaissé depuis des années.

J’en appelle au représentant de la République et au Maire de la Ville pour refuser cette provocation qui est dans la droite ligne de la répugnante « soupe au cochon ».

En tant qu’élue d’Europe Ecologie Les Verts, la démarche identitariste m’apparaît à l’opposé de la politique régionaliste solidaire et ouverte sur les réalités européenne et méditerranéenne que nous prônons.


Mari-Luz HERNANDEZ-NICAISE
Conseillère Municipale (Europe Ecologie-Les Verts)

mardi 15 février 2011

Merci RESF

Je participais ce soir au cercle de silence de RESF. Comme il pleuvait dru sur la Place Masséna, nous avons fait une double haie de silence le long des arcades des Galeries. Sous l'oeil de la caméra de "vidéoprotection" (sic) des militants ont joué l'enlèvement d'une petite fille par les forces de police ... émotion palpable car malheureusement cette séquence s'est répétée "pour de vrai" dans beaucoup d'écoles et seules des mobilisations intenses ont pu empêcher une véritable déportation de ces enfants et permis de les rendre à leurs familles.

Cette saynète m'a irrésistiblement rappelé une autre scène de la semaine dernière. Le Conseil général célébrait dans les salons du Palais des rois Sardes, la publication d'un petit livre écrit par un ancien résistant et déporté à Auschwitz, Charles Gottlieb. J'ai fait sa connaissance et apprécié sa force de caractère lors d'un "voyage de la mémoire" organisé pour les collégiens au camp d' Auschwitz-Birkenau. Après le pompeux discours officiel, quatre collégiens ont lu un très beau poème à la mémoire d'une petite fille, Emilie. Emilie était juive et ne savait pas que pour certains, cela la rendait indésirable en France, pire, indigne de vivre. Elle fut enlevée dans sa salle de classe, en France, et expédiée, seule, dans les camps.

Y-a-t-il une différence fondamentale entre ce drame des années noires et les épisodes lamentables qui ont mobilisé RESF toute l'année : ces enfants qu'on est venu chercher dans les écoles et qu'on a placé en centre de rétention, séparés de leurs familles, ces expulsions massives de ROMS qui n'ont d'autre tort que d'être eux mêmes ? A mon sens non. Nous sommes en train de glisser vers un système de gouvernance qui attise la xénophobie, la haine des autres, qui supprime l'un après l'autre tous les acquis sociaux de l'après guerre.

Merci à RESF qui nous aide à garder la capacité de nous indigner.

vendredi 28 janvier 2011

Pas question d'un comité d'éthique de la vidéosurveillance à Nice

Aujourd'hui s'est tenu le conseil municipal de Nice. Le point majeur était le débat et le vote du budget primitif. Il met cruellement en relief le futur endettement de la ville mais bien évidemment nos critiques ont été balayées par de longues autocongratulations.

Il y avait aussi deux délibérations importantes portant sur un renforcement massif du système de videosurveillance.
Je suis intervenue pour dénoncer et le système et son coût mais aussi pour proposer une démarche citoyenne appliquée par d'autres villes comme Rouen par exemple :

"Le Conseil Municipal a adopté ici fin 2008, le principe de l’équipement en caméras de vidéosurveillance. Vous m’excuserez mais je n’adopterai pas la novlangue consistant à les rebaptiser caméras de videoprotection. J’avais alors exprimé fortement ma désapprobation. Je n’ai pas changé sur ce point … mon refus s’est même renforcé. Pour plusieurs raisons :
1 - Ce système n’est pas efficace :
Le but recherché et affiché est de garantir la sécurité des citoyens. Je ne nie pas qu’un équipement de vidéosurveillance performant restreint à des points sensibles pourrait aider une politique basée sur des moyens humains efficaces.
Mais nous assistons à une dérive folle inverse : j’ai fait l’expérience, de la porte de mon domicile à la mairie je suis constamment – ainsi que des milliers de mes concitoyens – suivie par des caméras : dans la rue, comme dans le tram, et jusque dans les escaliers de la mairie.
Ce suréquipement digne d’un roman d’Orwell n’a apporté aucune amélioration sensible dans les quartiers concernés et par un effet pervers il crée un véritable appel de la délinquance dans les zones moins équipées. Donc nous allons acheter encore plus de caméras, travailler avec toutes les polices du département et jusqu’où ira cette coûteuse frénésie ?
Si on lit la convention de groupement de commandes avec NCA on apprend que si le minimum du marché , seul chiffre apparaissant dans la délibération est de 500 000€, le montant estimé par les services pour la première année est de 3,5 M d’€ et de plus que ce marché va durer 5 ans… on pourrait donc dépenser 17 M …
Nous l’avons dit à la presse, et je le réaffirme, que la vraie lutte contre les violences urbaines et incivilités de tout genre passe par une prévention – non cosmétique – Que cette prévention exige des moyens humains conséquents. Et que les sommes pharaoniques citées plus haut seraient bien mieux employées en accompagnements de tous ces jeunes et moins jeunes en difficulté.
2 – Ce système peut entrainer des dérives en termes de surveillance de personnes identifiées et de non sécurisation des données, et surtout c’est un système très peu démocratique.
C'est pourquoi j’aimerais vous proposer un défi.
Nice n’est pas la seule ville à recourir à de la vidéosurveillance, d’autres villes y ont eu recours, dans des proportions moindres, et pourtant dans un souci de démocratie active et participative, elles ont mis en place un comité d’éthique chargé de mettre en application une « charte d’éthique et d’évaluation de la vidéosurveillance municipale. »
Et ceci dans les strictes limites de la loi, et en particulier de la circulaire de mars 2009 relative aux conditions de déploiement des systèmes de vidéoprotection
Je vous demande donc , instamment, de mettre en œuvre cette démarche à Nice.
Installer un comité d’éthique composé pour moitié d’élus (y compris de l’opposition) et pour moitié de représentants d’institutions et d’associations :
- qui veillerait à ce que le système de vidéosurveillance ne porte pas atteinte aux libertés fondamentales publiques et privées
- qui soit consulté sur toute modification et extension
Rédiger et mettre en oeuvre une charte par laquelle la ville s’engagerait en particulier :
- A informer de manière claire le public (comme la loi le prévoit) de l’existence des systèmes de surveillance avec une signalétique précise
- A tenir à la disposition du public la liste des lieux placés sous vidéosurveillance, en particulier sur le site web
- A être particulièrement vigilante sur la confidentialité du CSU (formation des agents, tenue des registres etc)
- A tenir à la disposition du comité d’éthique les registres consignant les lectures des enregistrements ainsi que les dates des destructions de ces images à la fin du délai de garde
La vidéosurveillance est un outil. Créer ce comité d’éthique montrerait un réel souci de la ville et de son maire de concilier les impératifs du maintien de l’ordre avec l’impératif du respect des libertés publiques. "

Le maire m'a répondu en esquivant la proposition et en se lançant dans un soliloque grandiloquent : j'installerai des cameras dans chaque rue, chaque recoin de la ville. Nul n'échappera

C'est l'adjoint, l'ex colonel Kandel qui a répondu par la négative à ma demande de comité d'éthique (les magistrats suivent le fonctionnement du centre de surveillance, ça suffira pour l'éthique et la démocratie). Il ensuite tenu cette ahurissante et inepte interprétation. Je cite d'après mes notes : la fréquentation touristique de Nice a augmenté depuis la pose des caméras, de 280 000 visiteurs par an. Cette augmentation est attribuable à la sécurité induite selon lui par les caméras. Et donc les caméras sont une valeur ajoutée et un système créateur de richesses.

Faut-il rire, trembler devant tant de mépris, de mauvaise foi et de mercantilisme?






jeudi 23 septembre 2010

Une histoire de Dengue Un écocide dans les jardins niçois, raconté par Mari-Luz et Courboulex



Lors du conseil municipal du 17 j'ai interpellé l'adjointe à l'environnement et le maire à propos des conséquences des pulvérisation de grande ampleur et sans discernement d'insecticides puissants pour "éradiquer" le moustique Aedes albopictus, surnommé "tigre".
le moustique Aedes albopictus, peut propager le virus de la dengue s'il a piqué une personne infectée par ce virus. En aucun cas il ne pourrait déclencher une épidémie car la maladie - sorte de grippe provoquant des douleurs articulaires et une grande fatigue - ne se transmet d'un sujet humain à un autre.
On peut donc juguler la progression de l'infestation des moustiques en les supprimant et de préférence en supprimant les larves, qui comme pour tous les autres moustiques se développent dans l'eau. Ce qui permet des traitements par un insecticide uniquement "larvicide" qui ne s'en prendra pas aux autres insectes volants.
J'a donc dit lors du conseil : "Les méthodes décrites cette semaine par la presse font frémir. Vaporisation des alentours de votre maison d’un insecticide puissant et dilué dans un solvant cireux qui va se déposer sur les feuilles des végétaux et autres supports et bien sur y rester un certain temps. On vous demande de ne pas sortir pendant le traitement, de rentrer vos animaux domestiques, de ne pas étendre du linge. Bref Beyrouth et pas que pour les moustiques.
Comment faire coexister les objectifs de ville sans pesticide, de couloirs de biodiversité en pratiquant de telles méthodes ? car sans insectes, les oiseaux , les chauves souris, les petits reptiles disparaissent. C’est toute la chaine qui disparaît.
Et il n’y qu’une parade : freiner au maximum le développement des moustiques en empêchant les larves de se développer. On bassine les particuliers avec les coupelles et autres pots de fleurs des balcons et jardins. Mais que fait la ville ? .... et c’est là que le bât blesse.

Allez vers la plate forme du tramway, là où il y a du gazon. Dès qu’un véhicule roule sur l’herbe des ornières se creusent et se remplissent d’eau. Tout près de la mairie sur Jean Jaurès il y a ainsi des petits marécages qui sont de vrais élevages. Ma rue est très mal entretenue et quand le balayeur passe il se forme constamment en amont de l’avaloir une large flaque qui persistera longuement, bien assez pour que les larves se développent. Si c’est vrai pour cette rue, ça l’est pour d’autres. Le panneau lumineux de la maison de l’environnement, pertinent et drôle, est tout à fait insuffisant vu l’ampleur du problème.
Nous sommes condamnés à donner l’exemple, nous devons revoir l’hygiène urbaine, inventer des ambassadeurs de la lutte anti-moustique chez les particuliers, dans les écoles, c’est largement aussi important que les ambassadeurs du tri.
Bref j’espère que la ville saura limiter au maximum le recours à des méthodes écocides d’un autre âge. "

Et curieux hasard : voici l'aventure subie par un ami, directeur de la sympathique "Gazette des jardins" qui vit rue Robiony et dont je transmets le communiqué

"Le jardin bio de la Gazette sous un déluge de pesticides
Ironie de l’histoire, la Gazette des Jardins – qui a été le premier journal à annoncer en 2006 la présence massive d’Aedes albopictus (alias moustique-tigre) dans le 06 – cultive son jardin bio depuis 25 ans à proximité du cas de dengue qui a fait l’actualité paranoïde de ces derniers jours.
Tout le quartier a donc été copieusement aspergé de pesticides (Cérathrine® mélange de deltaméthrine et d’esbiothrine).
- Samedi 18 septembre : traitement nocturne avec nébulisateur sur 4 x 4, portée 40 mètres
- Lundi 20 septembre : visite des jardins privés
- Mardi 21 septembre : traitement diurne des jardins privés avec nébulisateur portable
- Jeudi 23 septembre : nouveau traitement nocturne avec 4 x 4
Le cas du jardin de la Gazette
Absents jusqu’à mardi soir, nous avons par téléphone interdit l’accès aux techniciens de l’Entente Interdépartementale de Démoustication Méditerranée (EID) pour la bonne et simple raison que l’application de produits tels que la deltaméthrine est interdite en présence d’abeilles. Or, notre jardin est butiné très tôt car nous avons une profusion de fleurs de courgettes (entre autres) en cette période.
Néanmoins ces pesticides ont été copieusement répandus dans les jardins voisins formant un nuage sur tout le quartier.
Premières constatations
De retour le 21 septembre, nous avons pu constater :
- La fuite des oiseaux qui étaient très présents auparavant, à l’exception d’un tout jeune merle et
d’un couple de tourterelles qui n’est à aucun moment descendu au sol. Le jardin était très bruyant dès le lever du jour, désormais c’est silence de mort !
- Les pollinisateurs qui pullulaient se comptent sur les doigts des deux mains : les guêpes sont visiblement désorientées, les bourdons semblent ne pas avoir souffert. Les abeilles ont déserté, quelquesunes viennent butiner les fleurs d’aubergine orientées vers le bas et situées près du sol.
- De très rares papillons s’approchent des plantes puis s’enfuient sans les toucher.
- Il n’y a plus d’autres insectes qui résidaient pourtant en masse dans ce quartier fleuri toute l’année.
- SAUF les Aedes albopictus qui se sont réfugiés à l’intérieur de la maison ainsi que dans les bacs de ramassage du tri sélectif.
Ce qui nous met en colère
Nous ne contestons pas l’opportunité de l’arrêté préfectoral qui a déclenché cette guerre chimique, MAIS :
- Nous n’acceptons pas que des traitements aient été effectués en plein jour, au mépris des abeilles et autres pollinisateurs.
- Nous condamnons la communication de l’EID qui a dit à tous les résidents qu’ils pouvaient manger leurs légumes le jour même après les avoir lavés alors que le DAR (délai avant récolte) de la deltaméthrine varie de 3 à 90 jours selon les légumes (données disponibles sur le site du Gouvernement (http://e-phy.agriculture.gouv.fr/).
- Nous nous interrogeons sur la toxicité de l’esbiothrine dont l’emploi en agriculture est non autorisé
en France.
- Nous déplorons que les deux petits magasins de légumes situés à quelques dizaines de mètres des zones traitées de jour n’aient absolument pas été prévenus de cette intervention, au moins pour protéger leurs étalages pendant la nébulisation.
Les méthodes de lutte doivent changer
Pendant des années, la présence de l’Aedes albopictus a été minimisée (tourisme oblige), puis des prospectus ont été distribués avec des messages culpabilisants du genre « videz les coupes sous les pots de fleurs ». Cela vaut bien entendu en climat tropical où il pleut tous les jours, mais en Méditerranée les orages sont rares et le contenu d’une soucoupe s’évapore en deux jours, voire moins. Or il faut une semaine aux larves pour se développer… Désormais on accuse les bambous, pourtant ceux-ci ne sont pas des réservoirs d’eau stagnante.

Pendant ce temps le PRINCIPAL VECTEUR de la propagation rapide du moustique-tigre est ignoré. Il s’agit des GBA, ces bornes rouges et blanches utilisées sur les chantiers routiers et qui ont toutes perdu leur bouchon. La photo ci-contre a été prise dans la rue même où réside le malade de la dengue, trois GBA pleines d’eau ont été laissées sur place, elles n’attendent que la dissipation des insecticides pour redevenir des couveuses à moustiques-tigres.

- Les poubelles remplies par les pluies de la semaine dernière n’ont pas été vidées et sont envahies de mouches à m… qui apparemment se contrefichent des effets du produit de traitement.
- Les conteneurs jaunes destinés aux emballages ne sont pas percés, l’eau y croupit, les transformant en d’excellents incubateurs.
- La Direction du Territoire Ouest Littoral, située dans le quartier, n’a toujours pas vidé sa fontaine désaffectée.

Plus jamais ça !
L’Aedes albopictus s’est installé dans les Bouches-du-Rhône depuis trois ans, des lecteurs de la Gazette des Jardins ont noté sa présence en Avignon et dans l’Ardèche cette année, ainsi qu’à près de 1000 m d’altitude dans le massif du Mercantour. La Dengue, le Chikungunya, voire la Fièvre du Nil vont forcément déclencher d’autres alertes au moustique-tigre dans les villes.
La question est simple, va-t-on transformer les refuges de biodiversité que sont nos cités en athanées sans insectes et sans oiseaux où le végétal ne sera plus qu’en plastique coloré ?"

En conclusion : que la ville de Nice autoproclamée ville sans pesticides commence par montrer l'exemple.

mardi 21 septembre 2010

Petites "délibs" et grands principes en question lors du Conseil Municipal du 17 septembre


Ambiances : Toujours la même impression d'étouffer à la fin de ce conseil. Nous sommes parfois écoutés, jamais entendus : micro coupé, reformulation sciemment fausse de nos demandes sans possibilité de rebondir. Le sommet a été atteint lorsque nous avons approuvé une analyse financière confondante faite par Me Chauvet (liste entente républicaine, peyratiste) sur la Libération, le maire a ironisé sur une "suspicion de collusion" entre notre groupe et l'ultra droite .... Après les déclarations de cet été de différents membres du gouvernement dont notre maire-ministre, cette accusation ne manque pas de sel.

Devant la mairie : tout le groupe Changer d'ère était présent à 8h30 derrière la banderole de RESF pour soutenir les demandeurs d'asile, mis encore une fois à la rue. Et pourtant la ville a un riche patrimoine foncier ... qu'elle vend aux enchères. Depuis que je suis conseillère j'ai vu partir ainsi assez d'appartements dans la vieille ville pour satisfaire une grande partie des demandes. Si en plus ces appartements étaient réhabilités en régie avec des chantiers d'insertion, l'intégration de ces familles serait une réalité... mais pour cela il faudra que dans 3 ans les électeurs fassent un choix. Inutile de dire qu'il y avait presque plus de policiers - y compris leur hiérarchie- que de manifestants !!! Tout cela sous l'oeil des caméras de video surveillance : une devant l'entrée de la mairie, l'autre à l'angle de la rue Mari.
Pour faire bon poids, le public assistant au Conseil est fiché : il doit déposer nom, adresse etc.. sur un registre avant de pouvoir entrer.

Laïcité en péril : L'une des deux délibérations du maire lui-même, proposait en tir groupé : l'acquisition et l'installation Place de la Libé d'une imposante statue en pied du Général de Gaulle ; le lancement de l'acquisition d'un buste du pape Jean Paul II destiné à orner la Place du Monastère de Cimiez (rebaptisée Jean Paul II) et enfin le souhait de rendre hommage à Albert Camus.
L'idée d'utiliser les deniers publics pour réaliser une statue du chef d'une église, quelle qu'elle soit, m'est apparue comme totalement contradictoire avec la loi de 1905 sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat et avec les principes de laïcité que notre gouvernement semble oublier trop souvent. Un bref communiqué d' Europe Ecologie-Les Verts (blog du CEEPN) avait été repris par deux journaux locaux et RadioFrance.
Nous avons demandé que la délibération soit scindée en deux, pour pouvoir approuver l'hommage à de Gaulle. Refus obstiné du maire. Nous avons donc voté contre.

Aménagement de la Libération : Le dossier rituel sur la Libé portait cette fois sur les actes notariés par lesquels la ville cède définitivement son patrimoine foncier sur ce site et ce à l'Euro symbolique. Or ces terrains ont été achetés à l'Etat pour 83 millions de francs. De plus la ville accepte de payer un surcoût de l'opération de 24,4 millions d'€ car l'opérateur, bien sûr, doit être bénéficiaire, lui... Je suis intervenue pour demander que l'acte notarié soit revu et qu'on y rajoute une clause d'obligation de protection du bâtiment des voyageurs lors du creusement du "trou" du parking souterrain. Clause obtenue.

Nice ville sans pesticides? ... C'est ce qui a été voté il y a quelques mois..... et l'influence des Verts y est pour quelquechose. Mais l'intox que nous subissons à propos du moustique "tigre" via notre presse quotidienne laisse entrevoir des traitements massifs sans aucun discernement qui aboutiront à un véritable écocide. Et ce n'est pas une exagération : pas d'insectes, pas de pollinisation, pas d'oiseaux insectivores. J'ai suggéré que la ville donne l'exemple et traite les larves des eaux stagnantes du domaine public : mares de la plateforme du tram (gazon sur l'avenue Jean Jaurès), eaux de voirie mal canalisées, bouches à égout infestées etc.... On n'a bien sûr pas répondu à cette demande et surtout pas l'adjointe à l'environnement.

On n'arrête pas le progrès : il existe des auto bio mobiles : si, si, et elles auront même leur salon organisé rien moins qu'au Parc Phoenix, que nous louons moitié prix pour l'occasion à la jeune chambre économique (cadeau de 11000€...quand on pense aux demandeurs d'asile...). J'ai (re)souligné l'incongruité de l'oxymore "auto bio mobile" et déploré que l'on tienne un salon automobile dans un espace vert.

L'art de la provocation : 18 délibérations présentées par l'adjoint aux finances consistaient en autant de "relances de demandes de subvention à la région PACA". De la provocation pure car la Ville de Nice n'avait nul besoin d'autorisation pour relancer. Tout y passait : le stade "Olympic Nice Stadium" (appellation du maire), des constructions sportives variées, des restaurations de bâtiments historiques etc... Patrick Allemand a répondu sur le stade, et nous avons refusé de voter cet inventaire à la Prévert.

Ceci est bien sûr un compte rendu nécessairement partiel. Si vous vous voulez avoir la retranscription mot pour mot de nos interventions, et des réponses qui leur sont faites, allez sur le site de l'opposition
. Il suffit ensuite de cliquer sur le nom du conseiller qui vous intéresse.

Le prochain conseil aura lieu en novembre.